Sa vie
est tumultueuse, aventureuse, remplie de procès,
de condamnations, de rixes, d’un meurtre. Lorsque sa tête est mise à prix, il prend la fuite et devient chevalier de l’Ordre de Malte. Voici le banni, membre d'un des ordres de chevalerie les plus fermés de la chrétienté. Il en sera radié et expulsé "en tant qu'élément putride et fétide". Il meurt, abandonné de tous, sur la plage de sable noir de Porto Ercole, le 18 juillet 1610.

 
« Après avoir travaillé pendant deux semaines, il va se promener pendant un mois ou deux flanqué d'une immense épée et d'un serviteur, en allant d'une aire de jeu de balle à l'autre, enclin à provoquer en duel et à prodiguer des insultes, ce qui rend quasiment impossible sa fréquentation. »

Carl Van Mander (contemporain du Caravage)
Sa personnalité
est intéressante par sa constante ambiguïté, sa schizophrénie. Caravage est un peintre brillant et en même temps un homme des bas fonds qui vit des relations obscures et équivoques. Il peint le Christ et la Vierge comme personne, et n'hésite pas à tuer pour des raisons totalement futiles. Il brave les conventions de et se fait conspuer, mais reste avide de témoignages et de reconnaissance. Il est l'alliance du noble et du rustre, du génie et du ridicule, du mystique touché par la grâce et de l'antéchrist notoire.
 
« Il est venu pour détruire la peinture. »
Nicolas Poussin peu après la mort du Caravage

Caravage ? Alliance du noble et du rustre, du génie et du ridicule,
du mystique touché par la grâce et de l'antéchrist notoire.